Opera buffa en quatre actes
Livret de Lorenzo da Ponte d’après Beaumarchais,
La Folle Journée ou Le Mariage de Figaro (1784)
Créé le 1er mai 1786 au Burgtheater de Vienne
Livret de Lorenzo da Ponte d’après Beaumarchais,
La Folle Journée ou Le Mariage de Figaro (1784)
Créé le 1er mai 1786 au Burgtheater de Vienne
« Comme chef-d’oeuvre de pure tendresse
et de mélancolie, absolument
exempt de tout mélange importun de
majesté et de tragique, rien au monde ne
peut être comparé aux Nozze di
Figaro. »
Ainsi Stendhal évoquait-il la folle journée que Mozart et
Da Ponte empruntèrent à Beaumarchais. L’amour s’y
incarne en un radieux adolescent, à la fois garçon et fille,
amoureux de toutes les femmes du palais, et même de
l’univers tout entier. Mais il n’a pas pris la peine de déguiser
son nom, trop certain qu’on le reconnaîtrait.
Cherubino est partout et sans cesse : sous la nappe de
Barbarina, sous la couverture de Susanna, dans la chambre
de la comtesse, dans le cortège qui vient lui rendre
hommage, dans le jardin nocturne. Les ailes qu’il ne lui a
pas mis dans le dos, Mozart les lui rend dans son chant,
deux airs miraculeux et qui, bien que nous les connaissions
par coeur, sont une éternelle source d’émerveillement.
Devant la comtesse, Mozart lui fait chanter andante
la plus aimable sérénade qui soit : pour l’accompagner, il
donne à Susanna une simple guitare, mais, dans l’orchestre,
il lui déploie une autre sérénade, d’instruments à vent
celle-là, à la fois étourdissante et impalpable. L’on voit ici
tout ce que Mozart doit à Beaumarchais et l’essentiel qu’il
lui ajoute. La scène est la même, mais Beaumarchais faisait
chanter à son adolescent une romance de troubadour
sur l’air de Marlbrough s’en va-t-en guerre. Voilà qui était
maladroit et charmant, et qui faisait dire à la comtesse
qu’il y a avait là de la naïveté et du sentiment. Il n’y a plus
de naïveté ni de sentiment dans le Voi che sapete : ce sont
la naïveté et le sentiment eux-mêmes qui chantent,
l’image la plus pure que musicien en ait donnée.
DISTRIBUTION
Direction musicale
Mise en scène et décors
Costumes
Lumière
Marco Armiliato
Marco Arturo Marelli
Dagmar Niefind
Friedrich Eggert
Il conte di Almaviva
La contessa di Almaviva
Susanna
Figaro
Cherubino
Marcellina
Bartolo
Basilio
Don Curzio
Barbarina
Antonio
Andrew Schroeder
Ricarda Merbeth
Anne-Catherine Gillet
Amel Brahim-Djelloul
Amel Brahim-Djelloul
Alex Esposito
Nicolas Cavallier
Nicolas Cavallier
Blandine Staskiewicz
Daniela Mazzucato
Luciano di Pasquale
Rodolphe Briand
Ricardo Cassinelli
Khatouna Gadelia
Amel Brahim-Djelloul
Amel Brahim-Djelloul
Frédéric Caton
Orchestre national du Capitole
Chœur du Capitole
Nouvelle production
Coproduction Théâtre du Capitole / Opéra de Lausanne
Dates
21, 22, 25, 28 et 29 novembre 2008 à 19 h 30 ;
23 et 30 novembre à 15 h.
23 et 30 novembre à 15 h.
CONFERENCE
20 novembre 2008 à 18 h
MIDIS DU CAPITOLE
Khatouna Gadelia
27 novembre 2008 à 12 h 30
27 novembre 2008 à 12 h 30
