Un film d’André Antoine (1922)
Un jeune homme prénommé Frédéri s’est épris d’une Arlésienne – qu’on ne verra jamais. Il apprend que la belle a déjà un amant et il renonce à l’épouser. Il se tue pendant la nuit de la Saint Eloi. Alors qu’il dirigeait le Théâtre du Vaudeville, Léon Carvalho voulut explorer la voie du mélodrame. Pour accompagner le sombre drame proposé par Alphonse Daudet, Carvalho commanda au jeune Georges Bizet une musique de scène. L’oeuvre fut un échec total et dut être bientôt retirée de l’affiche. Elle triompha, mais plus tard, quand Bizet n’était plus là pour se réjouir du succès. Directeur de l’Odéon, André Antoine ne cessa de défendre ce singulier chef-d’oeuvre. En 1921, il en tourna une version pour le cinéma muet où brillent Gabriel de Gravonne, Berthe Jalabert et Lucienne Bréval, auguste tragédienne de l’opéra français, créatrice de la Pénélope de Fauré. Les paysages de Daudet y sont exaltés par Léonce-Henri Burel, l’un des plus grands directeurs de la photographie de l’histoire du cinéma, collaborateur d’Abel Gance (J’accuse, Napoléon) et de Robert Bresson (Le Journal d’un curé de campagne, Le Procès de Jeanne d’Arc). Une collaboration exceptionnelle entre l’Orchestre de Chambre de Toulouse, la Cinémathèque de Toulouse et le Théâtre du Capitole.
photo arlesienne
DISTRIBUTION
Direction Musicale
Gilles Colliard
Orchestre de chambre de Toulouse
Choeur du Capitole
Dates
Samedi 2 février 2008 à 20h