Dramma giocoso en 2 actes
Livret de Lorenzo Da Ponte
Créé le 28 octobre 1787 à Prague
Dans Don Giovanni, j’entends davantage l’opera buffa que le dramma giocoso. Il y a dans l’oeuvre une dialectique constante entre le bouffe et le tragique, une imbrication constante des deux. Je ne crois pas que ce soit un drame joyeux, je vois plutôt une joie tragique, une jubilation. Il faudrait trouver d’autres qualificatifs, peut-être tragédie jubilatoire. Je suis très sensible à la dimension baroque de l’oeuvre, et pas seulement au sens XVIIIe siècle, mais au sens où Georges Bataille est lui aussi baroque, mettant en scène la fête et la mort, la tension absolue et la dépense totale. C’est cette dimension-là qui me touche d’abord. Don Giovanni est un fantasme, un mythe. Il a une force dionysiaque et Dionysos est un dieu qui n’apparaît que dans le théâtre, dans la mascarade. Il n’a pas de lieu consacré, il est partout, au bord du chemin, il se métamorphose sans cesse. Il est le désir même.
Brigitte Jaques-Wajeman

photo don giovanni
DISTRIBUTION
Direction Musicale
Mise en scène
Décors et costumes
Lumière
Günter Neuhold
Brigitte Jaques-Wajeman
Emmanuel Peduzzi
Jean Kalman
Le Commandeur
Donna Anna
Don Ottavio
Don Juan
Donna Elvira
Zerlina
Masetto
Gudjon Oskarsson
Tamar Iveri
Topi Lehtipuu
Ildebrando D’Arcangelo
Barbara Haveman
Valentina Kutzarova
Paul Gay
Orchestre national du Capitole
Choeur du Capitole
Dates
9, 13, 16, 20 et 23 novembre 2007 à 20h
11, 18 et 25 novembre à 15h
Tamar Iveri - Topi Lehtipuu - Ildebrando D’Arcangelo